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au Document : Témoignages :
ADAM
Jacques, né le 13 avril 1921 à Heaulne 5seine
et Oise) J. Adam, sous le nom de Quersac, était, ainsi que G. Baldo, un responsable des C.F.L.N. (Corps-francs de la Libération nationale, ex Armée Secrète) à Nice.
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Nice,
le 8 novembre 1952 Mon Cher Jean, Tu as bien voulu
me demander hier de te fournir un résumé de l’activité
de Jacques ADAM, pour la période de janvier 1944 à juin
1944, pendant laquelle il s’est volontairement placé
sous mes ordres, après sa rentrée à Nice : - Le 5 juin 1944,
vers 15h, PARENT reçoit de SAPIN l’ordre de faire monter
tous ses hommes au maquis du Férion. Sachant qu’aucune
arme, ni vivres, ne sont en place, décide de convoquer les
chefs de groupe pour les informer de la situation et émet l’avis
qu’un départ massif au maquis n’est pas possible
dans ces conditions. Au cours de cette réunion, Jacques ADAM
prend la parole, délcare que nous attendons des parachutages
d’armes et que lui et ses hommes rejoindront. Sur son insistance,
il est décidé que les départs auront lieu par
échelons : -Le 7 juin après midi, avisé par RODIER que le groupe ADAM se trouve éloigné du maquis, charge RODIER d’un message pour ADAM qui répond « nous n’exécuterons pas cet ordre, nous sommes à proximité du terrain de parachutage. Dès que ceux-ci seront effectués nous rejoindront nos camarades, nous voulons être servis les premiers et être les premiers à combattre ». -Le 7 juin 1944, vers 18 heures PARENT accompagne un camion de ravitaillement destiné au maquis et confirme l’ordre reçu, aux officiers de l’O.R.A. qui le rejoignent. La nuit, aux carrières rousses (Commune de Coaraze). Ceux ci regagnent le Férion. -Le 8 juin 1944, les Allemands attaquent le maquis, cernent Châteauneuf- Bendejun et Coaraze – le maquis après s’être défendu de 4 heures du matin à 11 heures se replie sur DURANUS par les crêtes du Férion et échappent aux Allemands. PARENT interrogé chez CRISTINI regagne Nice dans l’après-midi, les Allemands et la milice n’ayant pu prouver l’appartenance de CRISTINI à la résistance. -Le 9 juin au matin PARENT donne mission à
RODIER de rejoindre ADAM, l’informer qu’aucun parachutage
n’est attendu pour le moment et de ramener le groupe ADAM avec
lui. Il rentre à Nice avec la promesse qu’ADAM rentrera
dans la journée. Ses compagnons et lui-même furent fusillés à Saint-Julien du Verdon (Basses Alpes), où ils avaient été transportés, par représailles (10 Allemands tués le jour précédent par les F.F.I qui attaquèrent un convoi). Jacques ADAM, quoique grièvement blessé sut taire ses plaintes et ne reçut pas le coup de grâce traditionnel. Au cous de la nuit du 11 au 12 juin, l’abbé ISNARD et le maire du village se rendirent sur le lieu de l’exécution, le ramenèrent dans une chapelle située en dehors du village et lui donnèrent les premiers soins. Jacques ADAM confia à l’abbé ISNARD
qu’il appartenait à la Résistance Niçoise
et lui demanda de prendre contact avec moi au cas où il ne
survivrait pas à ses blessures. Il mourut 36 heures après
ses camarades. Leurs corps furent photographiés par la brigade
de gendarmerie de Castellane où fonctionnait un groupe de résistance,
les photos furent remise à la Gendarmerie de Nice. Le Commandant
SOYMIE (résistant) identifia immédiatement le jeune
AUBE, fils de l’un de ses gendarmes et confia l’identification
des autres au gendarme DALMAS, oncle du jeune homme. Je puis assurer que Jacques ADAM était le meilleur d’entre nous et que tout ce qui pourra être fait pour glorifier sa mémoire ne sera qu’un juste hommage à sa vaillance et à son sacrifice. Jean Cousin alias
PARENT |
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| Douments-Témoignages-Recherche publié par le Musée de la Résistance Azuréenne http://resistance.azur.free.fr resistance.azur@free.fr |
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